6 jours et c’est un départ

Déjà 6 jours et je pars. Au revoir Taiwan. Ce soir, j’écris vraiment un texte personnel.

Je regarde mon blog et mon premier article parle de mes réflexions pré-départ, à 18 jours de quitter Montréal pour vivre cette aventure. Aujourd’hui, je suis déjà à 6 jours de quitter mon petit chez moi à Taipei.

Mon cerveau ne le comprend pas. Même si je lui dis sans arrêt, il refuse de le comprendre, car ma chambre, qui bientôt sera qu’une chambre sans le « ma », est un énorme bordel. 18 jours avant mon départ de Montréal, je vous ai confié que je repoussais le moment de faire ma valise. 13 jours avant mon nouveau départ de Taipei, je repoussais le moment de faire mes valises, mon gros sac à dos et nettoyer ma chambre. Aujourd’hui, à 6 jours de partir, je ne sais plus où commencer.

Je ne veux plus partir. Bien sur, on s’y attendait. Je m’y plais beaucoup trop ici et penser que la fin approche si rapidement me fait peur. Mes émotions font des tours de montagne-russes et mon cerveau n’arrive pas à les analyser. La joie décide de se présenter, puis en moins d’une seconde, la peine la pousse et gagne la course. J’ai mal en dedans et je ne sais pas pourquoi. Est-ce le fait de dire au revoir à mes amis? De quitter ce pays qui est devenu le mien? De retourner à la vie réelle ou encore l’inconnu?

J’ai changé comme personne. Ce voyage m’a apporté énormément de bien. J’ai appris à être bien avec moi-même, j’ai découvert des côtés insoupçonnés de ma personnalité, j’ai repoussé mes limites et agrandi ma zone de confort. J’ai admiré des paysages splendides et monter des montagnes. J’ai dormi sur la plage, mangé des choses étranges et appris à vivre avec un confort moins élevé. J’ai pris le temps de m’imprégner de la culture Taïwanaise, d’y découvrir des gens merveilleux et différentes perspectives sur le monde. J’ai eu la chance de recevoir une éducation formidable, d’écouter des enseignants passionnés et impliqués, tout en ressortant beaucoup plus confiante avec mon anglais. Taiwan m’a permis de me faire des amis à travers le monde, de découvrir une dizaine de cultures différentes et m’a offert des souvenirs impérissables.

Savoir que tout ce bonheur va bientôt se terminer me fait mal. C’est avec un grand pincement au cœur que je dois accepter que la fin arrive bien rapidement. Toutefois, cela fait beaucoup plus mal que je ne l’aurais cru. Je crois que c’est normal et que le temps guérira cette petite blessure car au fond:

Une expérience formidable m’a été offerte. J’en ressors heureuse, grandie et plus mature. Je suis fière de mon parcours ici, satisfaite de moi-même et prête pour une nouvelle aventure. Cette fois, je pense toucher à un côté plus humanitaire. Les idées se forment déjà dans ma tête.

Après tout, je reviendrai y faire un petit dernier tour du 28 juillet au 1er août.

Advertisements

Sans mot

Parfois, il y a des moments qui ne peuvent s’expliquer que par des images.

À mon arrivée ce jour-là, je m’attendais à trouver la plage, l’eau bleue et l’odeur de l’océan. À l’inverse, j’y ai découvert des hommes habillés en combinaisons blanches, portant des masques, une odeur étrange, de l’eau noire. Les hommes avaient des tuyaux et semblaient laver les rochers bordant l’océan.

J’ai alors compris pourquoi le bateau qu’on voyait au loin était étrange. En fait, ce bateau de cargaison s’est brisé et a causé un déversement de pétrole. J’étais là alors que cela faisait un mois que le bateau s’est échoué, si près du port.

L’eau était contaminée, noire et gluante. Je ne peux imaginer les impacts sur la nature. Il y a des choses comme celles-là que nous voyons à la télévision. Les voir en vrai c’est autre chose. Ça fesse. On se pose des questions et on réalise vraiment qu’on doit agir.

 

Malgré tout, nous avons essayé d’avoir une belle journée 🙂

 

 

Escapade vers Liuqiu Island

Ce qui importe ce n’est pas le voyage, mais bien ceux avec qui l’on voyage

J’ai souvent entendu cette phrase : quand on veut, on peut.

Ici, elle a pris un nouveau sens.

Chez moi, souvent, je lis des articles de blogue qui me font rêver des plus beaux endroits au Québec. En lisant, mon cerveau s’emballe et je me dis souvent qu’un jour je devrais visiter tous ces beaux endroits. Je suis optimiste et je pense bien qu’un jour je prendrai ma voiture et conduirai 4 ou 5 heures pour visiter les paysages du Saguenay ou découvrir nos petites villes côtières.  Après tout, je suis aujourd’hui à Taiwan et je n’ai pas vu 50% du Québec.

Alors, pourquoi ne pas, tout simplement, faire arriver ce jour ?

Parfois à Montréal j’ai la chance d’avoir une fin de semaine de trois jours et je me dis bon je vais en profiter. Je relaxe donc devant la télévision, en dormant ou en perdant quelques minutes heures sur Facebook. Tsé je relaxe. Mais ensuite, j’ai toujours ce sentiment que le temps passe vite et que je n’ai pas vraiment fait quelque chose d’inusité ou de spécial avec ma vie depuis le dernier mois.

POURTANT, ici je découvre l’extraordinaire. Prenons bien ce mot dans son sens réel : quelque chose qui n’est pas ordinaire. Puisque j’ai toujours le désir de voyager et de découvrir le splendide pays dans lequel je passe mes journées, je trouve le moyen d’occuper mes fins de semaine, particulièrement celles de trois jours en prenant le métro, le train ou les autobus. Faire 6 heures de route le vendredi pour revenir et faire 6 autres heures le dimanche me semble tout à fait convenable. Oui, parce qu’ici, je me bouge et je sors de chez moi.

Liuqiu Island

Moi et mon amie Nikita nous nous sommes organisé un petit voyage de trois jours dans le sud de Taiwan pour aller à la rencontre d’une petite ile peu touristique, mais qui regorge de surprises. Notre objectif : nager avec de belles tortues de mer !

Nous avons réussi à convaincre 10 autres personnes de nous suivre dans cette aventure et de prendre un autobus à 7h20 AM le vendredi matin tout en transportant des équipements de campings parce qu’on s’est dit qu’on se trouverait un spot sur une plage et l’on y dormirait. Pas d’auberges cette fois, juste la nature. Alors, il est 6h43, on court dans l’appartement puisque, bien entendu, on est en retard pour se rendre à la station de bus. On sort dehors pour trouver un taxi, et ce vendredi-là, ben il n’y en avait pas. Après quelques minutes de stress et de recherche, on finit par se séparer et embarquer dans deux taxis différents. Notre chauffeur ne parle pas anglais et semble ne pas reconnaitre la carte de Taipei affichée sur nos cellulaires. On finit tant bien que mal par arriver près de notre destination. Il est 7h05. On sort dehors. On marche. On se trompe de chemin. Il est 7h10. Nos autres colocataires sont déjà arrivés et ont rejoint nos autres amis. Ils embarquent dans le bus alors que nous courons toujours partout et suons notre vie. Oui, c’est fréquent ici quand il fait 37 degrés ressentis 42. Ça devient une activité régulière comme boire de l’eau. Suer.

Bref, il est 7h20 et nous sommes à l’entrée de la station de bus. Nos amis retiennent le chauffeur de leur mieux et nous entrons en dégoulinant dans l’autobus à 7h25. Fiou. Je trouve ma place et nous partons. C’est alors que mon téléphone sonne. C’est Marie qui était perdue elle aussi et qui ne trouve plus l’autobus. C’est sûr, on est plus là. Pauvre chérie, elle a dû faire le trajet de 6h toute seule et nous rejoindre là-bas.

On prend un taxi, puis un bateau et on arrive enfin à l’ile. C’est le temps de choisir nos moyens de transport. On se retrouve avec 2 scooters et une voiture de golf électrique pour touristes. Nous n’étions pas assez « blancs » pour ressortir du lot qu’en plus nous avions la grosse voiture nommée Tourist Electrical Car. Tout le monde nous regarde et on se dit, ouin… nous qui voulions être subtiles ce soir et dormir secrètement sur une plage, la voiture va probablement nous trahir…
Moi, j’étais sur un scooter, parce que j’adore ça et j’avais un excellent conducteur. Pas mal parfaite ma situation. 🙂

Je n’ai pas besoin de conduire et je peux profiter de la vue, en plus du sentiment que j’aime d’être passagère d’un scooter. On a passé l’après-midi à découvrir la ville, les paysages et on s’est baigné dans l’eau transparente, comparable aux Philippines, mais un peu plus froide.

Environ 3 heures plus tard, on retourne au port et attendons deux amis qui viennent nous rejoindre. On attend… On attend. Il commence à pleuvoir. Aucun bateau en vue. Il pleut si fort qu’on n’ose pas marcher dehors, c’est vraiment le déluge. Je vais demander au gardien et il me dit qu’aucun bateau n’arrive ce soir, le dernier partait de Taiwan à 17h00. Il est 19h00… Il aurait dû arriver vers 17h30. Ainsi, on réalise que nos amis ont tout simplement manqué le traversier. Nous sommes au port et on se dit qu’on va oublier le plan de dormir dans les tentes, on va être mouillés au complet et que nous devrions plutôt opter pour dormir par terre, dans le port. Bref, on décide de sortir pareil et de trouver un restaurant pour souper. Je ne sais pas par quel hasard on tombe sur nos deux amis qui nous cherchaient depuis une heure. Ils étaient arrivés par un autre port, étaient trempés. Personne ne savait qu’il y  avait plus d’un port et le gardien ne me l’a pas dit. Vraiment, on aurait eu du mal à les trouver avec toute cette pluie. On mange du bon riz fri et quelle chance le déluge s’arrête. On se promène partout, cherche un endroit pour dormir au sec et finalement on prend le risque et retourne à la plage afin de monter nos tentes.

La mer nous sert de douche, la forêt est notre toilette et les roches sont nos abris. Le confort est à 0, mais on s’y habitue et on finit par y prendre goût. Même qu’on finit par aller aux toilettes entre amis, parce qu’on est rendu là 😛 . Une chance que nous avions pensé au papier  de toilette et au chasse moustique. On installe nos tentes, puis les gars s’occupent de faire un feu. On n’y croyait pas du tout, mais admirablement, ils ont réussi 🙂

Cette nuit fait partie d’une des plus belles que j’ai passées à Taiwan.

12 amis assis autour d’un feu, discutant de tout et de rien, tout en regardant les millions d’étoiles dans le ciel. On profitait tous de ce magnifique moment à notre façon, sans penser à rien, aucun stress, seulement le bonheur d’être ensemble.

Puis le lendemain matin, notre réveil au bord de la mer demeurera mémorable pour toujours. Quand avons-nous cette chance d’ouvrir la porte de la tente et d’avoir cette vue ?

 

Avant de nous diriger vers une autre plage pour trouver les tortues, nous avons eu une petite embûche avec la voiture électrique qui n’avait plus de batterie. Mes amis ont donc été littéralement tirés à travers la ville avec une petite corde accrochée à un autre kart de golf. Je riais beaucoup trop sur mon scooter tellement que c’était drôle et que tout le monde les regardait.

Nous avons enfin gagné la plage et ensuite nagé à la recherche de tortues. Après 20 minutes de recherche, nous avons tous pensé que nous n’en verrions pas. C’est à ce moment que j’ai crié ma vie et tous m’ont suivie. Devant moi se trouvait une énorme tortue qui nageait tranquillement, comme si rien ne pouvait l’atteindre.

  • Elle doit avoir au moins 150 ans avec cette grosseur wow!
  • Oh, mon dieu, c’est magnifique
  • Elle semble si paisible

Toutes ces pensées ont traversé nos esprits alors que l’émerveillement se lisait dans nos yeux. À partir de ce moment, nous avons commencé à voir une bonne dizaine de tortues, de différentes tailles, qui nageaient toutes tranquillement dans l’océan et remontaient pour respirer une fois de temps en temps. Je ne saurais vous décrire la légèreté de ces animaux et leur pureté. Il faut le vivre pour comprendre.

Merci à Niko pour tous les vidéos que tu as si bien pris. En voici un pour vous démontrer la légèreté de ces espèces marines qui peuvent vivre plus de 100 ans.

Kaoshiung

Le lendemain, nous avons profité d’être près de Kaoshiung pour visiter certains attraits touristiques typiquement asiatiques.

Tout d’abord, j’ai eu la chance d’ajouter un crochet sur ma bucket list en visitant la plus belle station de métro de Taiwan, une station qui figure sur la liste des 10 plus belles stations de métro au monde.

Lotus Pond

Par la suite, nous avons marché autour du fameux Lotus Pond et avons eu la chance de photographier ces monuments typiquement Taiwanais.

 

Fo Guang Shan Buddha Memorial Center

La journée s’est terminée avec une visite du grand Buddha. Je me sentais minuscule devant cette statue imposante, mais je me sentais réellement en Asie. Je devais voir quelque chose de semblable avant de quitter Taiwan et je suis heureuse d’avoir fait le chemin pour m’y rendre.

Ce qui importe ce n’est pas le voyage, mais bien ceux avec qui l’on voyage

Sincèrement, cette phrase prend tout son sens et cette fin de semaine fut magnifique par la présence de ces gens incroyables, encore une fois provenant de partout à travers le monde. Profiter du moment présent et le vivre à fond, ça fait du bien. Je me sens bien.

À mon retour au Québec, je souhaite continuer de profiter de la vie comme ça et qu’une fois de temps en temps, je prenne ma voiture, me botte les fesses et roule à travers le Québec pour le découvrir.

Image

Les Philippines

_1010456La vie est une série d’opportunités. Elles se présenteront et puis disparaîtront tout aussi simplement qu’elles sont arrivées. Il ne tient qu’à nous de les saisir et de dire oui et ainsi apprécier pleinement notre unique passage sur Terre. Le plus d’opportunités que nous saisirons, le plus intensément nous vivrons.

Souvent, il est facile de dire non.  C’est plus facile dire non que foncer vers l’inconnu. Ce jour-là, j’avais beaucoup de raisons de refuser, mais j’ai choisi ces arguments : trois garçons avec lesquels je suis plus ou moins proche m’invitent aux Philippines en me disant qu’ils souhaitent y aller avec trois filles et que je peux inviter les deux autres. Je n’avais pas prévu aller aux Philippines, mais une opportunité s’est présentée et le budget me convienait. Pourquoi ne pas découvrir un paradis, et ce, accompagnée de jeunes qui, comme moi, souhaitent profiter de la vie.

Je les ai regardés et j’ai dit oui.

C’est donc l’histoire d’une Québécoise, une Belge, une Coréenne et trois Espagnols qui partaient en avion… 

APRIL 2016 (14)

On a choisi de voyager backpack. On a choisi la simplicité d’avoir un seul sac et aucune valise sachant qu’on allait devoir passer une journée sans hôtel et qu’on économiserait de l’argent. C’est beau tous ces voyages, mais l’argent ne tombe pas du ciel, même à Taiwan… On voyage cheap, on a des auberges de jeunesse cheap, on mange cheap, mais on du plaisir comme ça ne se peut pas. Bref, un seul et énorme sac sur le dos qu’on doit faire passer subtilement comme bagage à main. À l’enregistrement, on essaie de les cacher derrière le comptoir et aux douanes, on regarde ailleurs quand le sac passe sous la caméra, sachant très bien qu’on y a mis des bouteilles de shampoing trop grosses ou bien l’essentiel pour la plage : un rasoir.

Tout se passe très bien et c’est l’embarquement. Je trouve mon siège et la subtilité 0 se termine ici. En voulant ranger ma maison de tortue dans le compartiment de bagages, mes bras ne fournissent pas assez d’énergie pour le soulever… J’échappe mon sac sur le voisin devant l’hôtesse de l’air qui voit bien que le 7KG est dédoublé… Je souris, la regarde, fais de gros yeux à mon ami qui comprend et avec ses gros bras, il soulève mon sac en souriant, faisant comme si cela était super facile de le ranger…. Puis, on s’assoit et attend en espérant que les passagers à côté de nous n’auront pas de sacs, car les nôtres prennent toute la place. Direction : Manille puis l’ile de Palawan.

MANILLE

On m’avait dit ne pas y aller, car c’est une des villes les plus polluées au monde et qu’il n’y a rien à y faire.  Nous, on a choisi d’y passer une journée et demie à notre arrivée et 7h à notre départ.

J’ai pris le temps d’être touchée par les jeunes enfants qui couraient partout dans les rues et qui voulaient prendre des photos avec nous. J’ai été émue de voir autant d’enfants sans souliers, demandant des sous aux passants alors qu’en arrière-plan, on pouvait voir des dizaines d’hôtels très chics et des immeubles très riches. À Manille, les bidonvilles côtoient les centres commerciaux haute-classe, les vélos rouillés sont stationnés près des BMW. L’écart entre les riches et les pauvres est flagrant et c’était désolant et triste. De plus, j’ai rapidement découvert que l’air est sale et pollué, car c’était difficile de respirer, mais les rues demeuraient propres et sans déchets. Le pays est perpétuellement surveillé par des policiers et des gardiens. Chaque restaurant et magasin a son propre gardien à l’entrée. Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Un autre point marquant, particulièrement pour moi la Canadienne, c’était à quel point on ressentait la présence américaine dans le pays. Les chaines de restaurants, les magasins, les hôtels et l’anglais ne sont que des exemples qui me rappelaient mes voisins.

Malgré toute la pauvreté des Philippines, la vieille ville propose une histoire riche et des monuments magnifiques.  Nous avons pu nous y promener et apprécier la tranquillité du quartier, qui se distinguait de l’endroit où nous habitions, là où les klaxons sont encore plus forts qu’à Taipei. Toutefois, les plages de Manille sont répugnantes, la pollution a gagné sur toute la ligne.

Premier jour du voyage, nous décidons de louer une voiture pour explorer les paysages entourant Manille. Bien entendu, on recherche la voiture la moins chère, capacité de 5 ou 6, au pire quelqu’un sera dans le coffre si la voiture est Hatch back. Malgré tous nos efforts, il nous était impossible de louer une voiture sans conducteur pour un prix raisonnable. Voyons, on ne veut pas payer pour un chauffeur nous-là. Mais bon, Constantino a été sélectionné et nous a conduits toute la journée, répondant à toutes nos questions et en nous proposant des endroits où nous n’aurions pas arrêté. C’était très cool un chauffeur finalement. D’autant plus qu’en voyant la circulation à Manille, on a rapidement compris pourquoi c’était moins dispendieux une voiture avec un chauffeur : nous aurions clairement eu un accident.

On arrive finalement au volcan et on apprend que la randonnée est seulement 3km pour se rendre au sommet. On nous propose de monter à dos de cheval, mais nous refusons pour une si courte distance. Let’s go. Il fait 38 degrés, ressenti 45, soleil et aucun nuage. On commence notre ascension et là, je réalise c’est quoi une chaleur extrême. C’était pire que l’Afrique. Nous montions tranquillement, calant nos bouteilles d’eau et en suant notre vie. Wow, je faisais de l’asthme et l’air pollué empirait la situation. On se sentait cuire de partout. Le soleil tapait sur nos têtes et le sol diffusait de la chaleur, comme si nous marchions sur du feu. On s’arrêtait à tous les 400m pour prendre une petite pause tellement qu’il faisait chaud. Beaucoup d’efforts mais au sommet, la vue était grandiose; je vous laisse juger par vous-mêmes.

Par la suite, Constantino nous a fait découvrir la ville de Manille et nous étions très heureux de le suivre partout.

PUERTO PRINCESA

Après un vol d’une heure, nous atterrissons sur un petit bijou. Nous avons été hébergés par une famille formidable possédant un petit hôtel offrant un accès direct à l’océan. Trouvé sur Airbnb, ce paradis était inimaginable pour nous à un tel prix. Nous avions de belles chambres, un accès direct à la mer et aux merveilles qui s’y retrouvent (coraux et étoiles de mer à la tonne) et un barbecue sur le bord de l’eau. Ajoutons que les propriétaires ont construit une cabane sur l’eau que nous pouvions utiliser comme si nous étions à la maison. Les employés étaient à notre écoute et faisaient tout leur possible pour nos accommoder, en nous offrant même le transport dans la ville ! Les propriétaires ont un garçon, Alexander, qui a 19 ans, nous l’avons donc invité à se joindre à nous lorsque nous profitions des installations.

L’océan, étant à tout le monde, nous a permis de faire la rencontre d’une bande d’enfants beaucoup trop mignons qui s’amusaient à ramasser les crabes et les étoiles de mer. J’en ai profité pour passer du temps avec eux et m’amuser à leurs jeux, tout en me roulant dans le sable comme cette mignonne petite fille.

Lors du deuxième soir, je voulais visiter la ville alors que mes amis étaient encore à la plage. Je me suis rendue chez les propriétaires en leur disant que je souhaitais découvrir la ville, mais que je ne voulais pas m’y aventurer seule. La propriétaire m’a donc envoyé son garçon comme guide, puisqu’il parle anglais, ainsi que son frère comme agent de sécurité. Je ne pouvais pas être plus en sécurité. Alexander m’a donc fait découvrir la ville de Puerto Princessa en m’expliquant son histoire, l’arrivée de la princesse qui a donné le nom à la ville et la guerre. Il m’a montré des ruines de la guerre et l’hommage aux Américains qui ont sauvé le pays.  En comprenant l’histoire d’un peuple, on peut comprendre son présent.

Pour moi, voyager ce n’est pas seulement prendre des photos devant les attractions les plus touristiques, mais bien d’apprendre à connaitre la culture du pays et de comprendre le mode de vie des habitants. Nous ressortons tellement instruits en prenant le temps de discuter avec les gens locaux et en leur posant des questions. Alex et moi avons passé la soirée ensemble, nous avons discuté des défis pour les jeunes dans le pays, de ses aspirations futures, des miennes, des différences entre nos cultures, de ce qui caractérise les Philippines et de l’élection qui approchait. Pour moi, cette soirée restera gravée dans ma mémoire puisque je me sens dorénavant plus près de ce pays pour lequel je n’avais jamais réellement entendu parler. Connaitre l’histoire de son pays c’est pouvoir en être fier. C’est ce que je retiens de cette soirée. C’est ce que l’on devrait apprendre nous aussi.

Bien entendu, on a eu beaucoup de plaisir et Alexander m’a fait goûter des mets typiquement philippins et j’ai même mangé des intestins de poulet… Bref je peux vous dire que c’est lui qui les a terminés… Il m’a montré la foire avec la grande roue qui tourne super vite, une particularité des grandes roues aux Philippines puisqu’elles fonctionnent avec un moteur de tracteur. Bien entendu j’ai voulu l’essayer.  Nous embarquons dans le manège et attendons. Après 5 minutes, on vient s’excuser, les propriétaires ont perdu leur conducteur de tracteur, seulement lui peut légalement faire démarrer le manège. Il est parti, mais personne ne sait où il est… C’est très relaxe aux Philippines, les gens ne se posent pas trop de questions. C’est comme cela, c’est tout. Il est perdu, ben oui. Alors on est partis.  La nuit était tombée alors Alexander et le bodygard m’ont gentiment raccompagnée à l’hôtel où j’ai rejoint mes amis.

ACTIVITÉS

Nous avons eu la chance de faire deux activités incroyables et je dois avouer qu’en groupe d’amis, cela amplifie le plaisir que nous avons à voyager. Nous avons sauté à l’eau avec les requins-baleines. Nous avions choisi Puerto Princesa puisque les requins sont dans leur milieu naturel et ne sont pas nourris. Les Philippines sont reconnues pour leurs excursions 100% garanties durant lesquelles les requins sont nourris par les guides, mais sachant que cela affecte leur niveau de vie, nous avions choisi de prendre le risque et d’aller dans leur milieu naturel. Nous étions le seul bateau sur l’eau à la recherche du plus gros poisson au monde. Très rapidement, nous avons trouvé le premier et nous avons sauté dans la mer bleue pour nager avec lui environ 3 minutes. Nous avons eu la chance de sauter une dizaine de fois et l’expérience était incroyable. L’eau bleue était chaude, l’équipage des plus gentils et le repas fournis sur le bateau était exquis. Quelle belle journée ! Voici quelques vidéos que j’ai réussi à filmer 😀

 

Le lendemain, nous avons visité une des 7 merveilles de la nature : la plus grande caverne souterraine au monde. La route pour s’y rendre valait en elle-même le détour et le paysage honorait la beauté du pays encore une fois. ET NOUS NOUS FAIT UN NOUVEL AMI.

EL NIDO

Nous croyions avoir vu le paradis, et bien le slogan d’El Nido est le paradis dans un paradis. Ce village porte bien son nom. J’ai apprécié sans relâche le sable blanc, les couchés de soleil, l’eau chaude et translucide, les coraux, les poissons, les centaines d’iles qui entourent Palawan et les tours de bateaux qui nous y emmenaient.

TOILETTES

Au milieu de l’avant dernière journée à El Nido, nous sommes en plein tour des iles lorsque je commence à ressentir une grosse fatigue. J’ai eu de la difficulté à nager et je pensais avoir une insolation au soleil. Le retour en bateau m’a paru interminable et j’étais certaine que j’allais vomir.  Dès que mes pieds ont touchés le sol, j’ai marché aussi vite que j’ai pu vers ma chambre pour me retrouver malade aux toilettes. Wow… cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une gastro comme cela. Mes amis me plaignent et vont souper en ville, moi je ne peux pas marcher 100 mètres qu’un tour aux toilettes s’impose. Je relaxe donc devant ma chambre et discute avec l’employé de l’hôtel, en alternant quelques allées et venues aux toilettes. Environ une heure plus tard, je dois m’excuser et cette fois, je vomissais ma vie. L’employé a cogné à ma porte pour me demander si j’allais bien. En lui ouvrant, j’ai eu la honte de ma vie. J’ai vomi devant lui……. Ultra professionnel et gentil, il s’est rapidement inquiété pour moi et m’a dit qu’il allait marcher jusqu’au dépanneur le plus proche pour m’acheter du Gatorade. Il a pris mon argent et est parti à la course. 10 minutes plus tard, il était devant ma porte avec un Gatorade, tout mon change ainsi que des pilules pour arrêter mes troubles qui sortaient des deux bords. QUELLE HONTE SINCÈREMENT.

Mes amis arrivent beaucoup plus tôt que prévu et j’apprends que deux d’entre eux ont aussi été malades en ville.  Cette nuit-là, nous avons empesté 3 chambres d’hôtel, car 5 amis sur 6 étions malades de la même façon. Wow. Nous avons repensé et nous croyons avoir bu de l’eau contaminée. La seule fille parmi nous qui n’était pas malade n’en avait pas bu. Pourtant, le repas était digne des meilleurs chefs.

Bien que cette nuit ne fût pas ma meilleure, cela n’aura pas gâché mon voyage. Ne me sentant pas bien le lendemain, je me suis payé un massage sur la plage et j’ai dormi au soleil toute la journée. On repartait le soir pour Puerto Princessa, de là nous reprenions un vol pour Manille et finalement vers Taipei.

 

RETOUR À LA MAISON

Vous savez le sentiment de bien-être qui nous englobe lorsqu’on sort de l’avion en retournant à la maison. Pour la première fois de ma vie j’ai ressenti cela en n’étant pas à Montréal. Pour la première fois de ma vie, je me sentais à la maison, ailleurs qu’au Québec. J’ai partagé ce moment avec mes amis, qui eux aussi, n’étaient pas en sols espagnols, belges ou coréens, mais bien à Taipei.

C’est là que nous réalisons que Taiwan, c’est vraiment rendu chez nous.

RÉFLEXIONS

Ce voyage a été rempli de découvertes, d’aventures, de niaiseries et paysages à couper le souffle. J’ai vécu des moments avec des amis provenant de d’autres pays, avec lesquels nous avons échangé sur nos différentes cultures, tout en apprenant ensemble à en découvrir une nouvelle. Les gens étaient impressionnés de voir qu’un groupe de 6 personnes pouvait être formés de 4 pays différents. C’est ce qui rendait notre groupe si unique. C’est ce qui a rendu notre voyage si fantastique. Six personnes qui ne se connaissaient pas réellement, mais qui avaient tous en commun un seul but : voyager et profiter de la vie.

Une histoire d’hôpital

 

Je reviens tout juste des Philippines. Un voyage inattendu, imprévu et à couper le souffle.

Avant mes préparations, je ne souhaitais qu’une chose : être capable de bien marcher et pouvoir enfin remettre mon pied dans l’eau… Il a passé trop de temps protégé dans un sac de plastique, il a besoin de prendre l’air.

Je vous entends : pourquoi marcher ? Tu ne marchais plus ?

EH BIEN NON. Je boitais. Au début avril, c’était la semaine de relâche et mes amis et moi avions choisi de partir au sud de l’ile pour profiter du soleil constant et aller danser sur la plage.

C’est donc un départ à 4 h 30 du matin et j’ai les yeux petits comme un sou. On attend notre bus pour un trajet d’environ 5 heures. Quelle belle surprise lorsque celui-ci arrive. Mesdames et messieurs, nous avions réservé le coach suprême de luxe, 14 places seulement. On embarque donc dans ce bus de riches, avec nos gros backbacks. Nos sourires et notre étonnement démontraient clairement à tous que nous ne faisons pas partie de la clientèle régulière de ce genre de transport.

Mon banc, plus grand que tous les avions que j’ai pris, se couchait complètement et m’offrait un système de massage à trois vitesses. J’avais une couverte, de l’eau et une télévision personnelle, en plus de l’électricité et du wifi gratuit. Heum, wow pas mal chanceuse la fille. Cela commence bien les vacances. Ainsi, nous avons profité de ce luxe pour bien dormir, car il était quand même 4 h 30 du matin.

Arrivés à Kenting, il fait beau, il fait chaud et nous sommes contents de manquer la pluie habituelle de Taipei. La plage est magnifique et nous voyons les préparatifs de la fête à l’hôtel. Wow, la fin de semaine s’annonce géniale. Le soir, on dort tous collés dans une tente pour 4 personnes (grandeur asiatique), on est 5. Il a fait chaud.

Le lendemain, nous profitons encore de la plage et nous nous rendons à la fête le soir. Nous passons la sécurité (pas d’alcool, de verre et d’arme) et le party commence. Le site est superbe, on danse sur la plage, nous sommes environ 40 personnes de mon échange dans une énorme foule. Vers 22 h 00, mes amis se retrouvent tous dans la piscine et dansent à l’intérieur. Je me décide à les rejoindre et l’eau est trop bonne. Je danse 2 minutes lorsque soudainement, je pile sur une roche dans l’eau. Je rebondis un petit peu et en reposant mon pied au sol, je sens cette roche s’enfoncer beaucoup trop profondément dans mon pied. Là, j’ai compris que c’était une roche en vitre.  Je regarde autour de moi et je vois un gars me regarder avec un air extrêmement coupable. Je lui dis : What, you knew?

Guy :  Yeah sorry, I brought illegally 3 beer bottles and I dropped them in the pool. I tried to tell people not to walk around here but I didn’t see you coming.

Me: Help me get out and tell the organizers that you dropped glass it is very dangerous.

Je m’assois sur le bord de la piscine et décide d’enlever le morceau dans mon pied. En tirant dessus, je ne pensais à rien. Je voulais juste l’enlever. Le morceau que j’ai retiré mesure environ 7 cm de long par 5 cm de large et l’épaisseur régulière d’une bière. Ça, ça veut dire que j’ai présentement un trou dans mon pied de 7 cm par 5 cm. Oh, Mon Dieu, je viens de réaliser ce qui se passe. Le rebord de la piscine est noir alors je ne vois pas, et personne d’autre ne voit, tout le sang qui gicle de mon pied. J’essaie de dire à mes amis que je me suis blessée, mais dans un party, tout le monde te dit ben non c’est correct, allez. J’ai donc mis ma main sur mon pied et c’est en voyant mon bras entier plein de sang que les gens ont commencé à me croire. Sans paniquer, je me suis remémoré mes cours de sauveteur et j’ai demandé aux barmen de m’aider. Quelqu’un a eu la brillante idée de vouloir me désinfecter avec de l’alcool et a donc pris une bouteille de Vodka… J’ai pris les choses en main et je me suis fait un petit pansement avec la trousse de sécurité, mais pour être honnête, je pissais le sang. Ce n’était pas beau du tout. Les organisateurs m’ont dit qu’ils ont appelé l’ambulance et que je partais immédiatement.

Je me dirige donc vers l’ambulance dans les bras de mon ami Armand, qui a bien voulu rester avec moi. Il m’a même suivi dans l’ambulance et les organisateurs ont envoyé un barman qui parlait anglais et chinois pour me faciliter la tâche.

On roule 90 km/h dans une zone de 50, la sirène se fait entendre et on arrive rapidement dans un minuscule hôpital. J’entre en trombe, je suis en maillot de bain, je suis gelée. On me donne une couverture et l’infirmière, qui ne parle pas anglais, commence à nettoyer ma plaie. Je hurle, car ça brûle et je ne m’y en attendais pas. Désolée pour la qualité de la photo…

2016-04-01

On me fait rapidement des rayons X pendant que mon nouvel ami taiwanais explique en chinois au docteur ce qui m’est arrivé. Puis, 5 minutes plus tard, je suis dans la salle de consultation, le pied dans les airs. Mon ami sort et m’attend à l’extérieur, car il veut vomir en voyant mon pied. Je reste donc avec le barman taiwanais et le docteur et voici notre échange.

Doc : Je vais te donner une piqure pour geler ton pied, mais nous n’aurons pas le temps d’attendre qu’il soit gelé avant de faire les points de suture, il y a trop de gens à l’urgence, je suis le seul médecin. Heureusement, le verre n’a pas transpercé ton pied, mais il était très proche. Tu vas avoir une hémorragie demain, c’est normal. Je vais te prescrire des médicaments.

Moi : Oh mon dieu! OK, je n’ai pas le choix.

Barman : Inquiète-toi pas, je suis là, je vais te tenir la main, tout va bien aller.

Doc : OK, je pique.

Moi : Haaaaa, j’ai tellement mal.

Doc : Bon, l’anesthésie est faite, maintenant je vais fermer ta plaie et durant ton retour dans l’ambulance, tu ne sentiras plus ton mal puisque l’anesthésie fera effet.

Il commence donc à fermer ma plaie et la douleur est horrible. Puisque ma plaie est réellement profonde, mon pied continue de saigner pendant qu’il travaille. Moi je hurle ma vie et je serre la main du barman si fort qu’elle devenait rouge.

Barman : Je ne sais pas de quoi te parler pour te changer les idées, alors je vais te parler de moi. Je viens de texter mon chum, il serait jaloux si tu étais un gars, car tu es pas mal jolie et super gentille.

Moi : Aoutch ! Aille… Merci

Barman : Avant, j’avais un autre copain, mais on s’est séparé parce qu’il m’a trompé. Il m’a trompé avec mon meilleur ami. En plus, je ne savais même pas que mon meilleur ami était gai. Je n’en revenais pas qu’ils puissent me faire ça. Ce jour-là, j’ai perdu mon copain et mon ami.

Doc : Ha oui, c’est la vie. La même histoire m’est aussi arrivée avec mon chum.

Heum pardon ? Pendant que je cri, le docteur recoud patiemment mon pied tout en demeurant très concentré sur notre conversation. Et comme ça, sorti de nulle part, il nous annonce que lui aussi est gai. Wow, cette conversation était beaucoup trop divertissante et personnelle et pour quelques secondes, j’ai oublié mon mal. J’ai oublié jusqu’à ce que je ressente l’aiguille entrer dans mon pied de nouveau et que je hurle dans un oreiller.

L’hôpital étant minuscule, un rideau me sépare de la salle d’attente. Pauvres patients. Environ 25 minutes plus tard, je ressors en fauteuil roulant et retrouve mon ami. On me donne des médicaments et des antidouleurs et me dit de soigner ma plaie au minimum deux fois par jour. Mon pied commence à geler, je ne le sens presque plus… On m’annonce que je ne peux plus me baigner jusqu’à ce que la plaie soit complètement fermée. Je me mets à pleurer. Moi qui suis venue dans le sud pour profiter des plages. Tout le stress est sorti lors de cette annonce. Finalement, je reviens à mon camping, mon ami m’aide à marcher.

2016-04-07 (2)

Durant toute la fin de semaine, je ne pouvais pas me déplacer. Les gens ont été super. Je devais prendre ma douche assise sur une chaise, dehors devant tout le monde, avec un tuyau d’arrosage. Mes amies m’ont lavée, mon coloc a soigné ma plaie dégoutante deux fois par jour et Armand m’a transportée sur son dos toute la journée alors qu’il a fait 35 degrés. Je ne me plaignais pas, mais la douleur était terrible. Les gens étaient si gentils, je ne pouvais pas me plaindre. J’ai fait du pouce, les gens en me voyant dans la rue m’offraient des petits lifts gratuits. Les Taiwanais sont très serviables. Je devais me déplacer seulement de 1km, mais cela me prenait 1h.

Deux jours plus tard, une crise de panique est survenue en voyant mon pied tout rouge et enflé. Ma sœur a su répondre à mon appel d’urgence et me rassurer. Elle a rejoint info santé et a pris le temps de m’écouter. Cette soirée-là, toute seule au camping pour un deuxième soir, mes amis étant tous au party, je me sentais seule et loin. Elle m’a demandé de retourner à l’hôpital à Taipei à mon retour. Je l’ai écoutée.

13148014_10154093602194870_1961305759_o

Taipei possède d’excellents hôpitaux et il y en a un en face de chez moi. À mon arrivée, je me suis rendue directement à l’urgence et en moins de 25 minutes j’étais devant le docteur. Il a examiné ma plaie et m’a dit que le travail était parfait. Soulagement. Ma réaction rouge était une allergie aux antidouleurs. Cette allergie m’avait causé de l’urticaire. J’ai donc reçu le vaccin du tétanos et un autre vaccin pour annuler les effets des antidouleurs, puis je suis repartie avec de nouvelles pilules.

Mon colocataire était super gentil, il a pris soin de mon bobo jusqu’à ce que je sois capable de le faire par moi-même et m’apportait de la nourriture directement du night market puisque je ne pouvais pas marcher. Mon autre m’a apporté des beignes Krispy Kreme. Tout le monde a réellement été gentil. Une chance qu’ils étaient là, mon moral en avait besoin. Mon enseignante m’a même permis de repousser ma présentation orale puisque j’avais rendez-vous à l’hôpital.

Quelques jours avant mon départ pour les Philippines, je souhaitais une seule chose : pouvoir me baigner. Je vais donc voir le docteur et il me donne le go, si j’achète des souliers d’eau. Et bien ce soir-là, j’ai pris un autobus et j’ai acheté ces souliers d’eau qui me donnaient la liberté. Je boitais encore un peu, j’avais la cuisse droite bien musclée comparée à la gauche et j’avais un énorme sourire dans la face !!!!!!!!

Je m’en allais aux Philippines ! YES.

Les études à Taipei

Je suis présentement à mi-chemin de ma session d’études à Taipei, à National Chengchi University. Cela fait maintenant 9 semaines que j’étudie à temps plein, pour une session de 18 semaines. Oui, la session à Taipei est plus longue qu’à Montréal de 3 semaines, et les cours sont de la même durée. On travaille plus ici, c’est tout.

J’avais envie aujourd’hui de vous présenter mes impressions sur mon parcours universitaire en anglais, à Taipei, et de vous expliquer les différences au niveau de l’enseignement.

Réfléchir en anglais dans un contexte universitaire

Au début du semestre, j’ai dû m’adapter à parler anglais pratiquement 24h sur 24, et ce, avec des gens de partout dans le monde. Il m’a fallu quelques jours pour m’habituer aux différents accents de mes amis et particulièrement ceux des enseignants.  Un de mes professeurs, un Américain, m’a dit : «In life, you’ll need to get use to every English accent, then you’ll seem much better in English because you will understand everybody. Maybe these people speak perfect English, they just have a different accent. By misunderstanding a perfect English, you won’t seem as good as you really are.»

Pour moi, c’était la première fois que j’étudiais en anglais au niveau universitaire. Wow, cela m’était nécessaire, je crois. Les premiers jours, j’étais assez déboussolée et mon cerveau travaillait très fort pour bien suivre. J’avais quelques difficultés au niveau de la langue, par exemple, les mots equity et equality, étaient très similaires dans ma tête, mais mon enseignant insistait pour que nous comprenions la distinction entre les deux. J’avais constamment mon traducteur d’ouvert sur mon ordinateur et il était surutilisé. Les prises de courant étaient, et sont encore, mes meilleures amies. De plus, mon cerveau se déconnectait parfois lorsque les étudiants chinois posaient des questions en chinois afin de mieux comprendre la matière. Les trois premières semaines, ma colocataire Rebecca m’a beaucoup aidé en prenant le temps de relire mes travaux afin qu’ils soient écrits dans un bon anglais.

Bref, j’ai survécu et je suis maintenant à la semaine 9. J’ai ainsi réalisé un cas particulier touchant seulement les étudiants francophones québécois : nous avons la chance d’étudier en français tout au long de notre parcours universitaire, ce qui est remarquable, mais l’anglais est complètement ignoré, comme s’il n’était pas important. Par exemple, dans mon programme universitaire, tous mes cours sont donnés en français, du début à la fin. Au contraire, mes amis belges et français ont aussi accès à un enseignement supérieur français, mais plus leur baccalauréat avance, plus les cours de l’université sont seulement offerts en anglais. Ceci les prépare donc au marché du travail tout en leur enseignant un vocabulaire enrichi dans leur langue première et dans la langue internationale. Parmi tous les étudiants internationaux que j’ai rencontrés, seulement nous, les Québécois, n’avons pas de cours réguliers obligatoires offerts en anglais. Moi, qui suis une pro-Québec, je me suis tout de même questionnée sur notre système d’éducation à savoir si enseigner certaines matières en anglais menacerait réellement l’avenir du Français au Québec…

Dans mon cours d’expression anglaise, journalisme, nous faisons des exposés oraux chaque semaine, puis le professeur met nos vidéos en ligne. Si jamais vous êtes curieux et voulez rire de ma première présentation improvisée, semaine 2 de mon parcours, voici un lien pour la trouver : http://www.inourownvoices.info/issuearchive/ioov4-1.html
Je suis contente de voir mon amélioration depuis !!

Enseignement tourné vers les étudiants

Ici, les étudiants sont importants et sont perçus comme des personnes aptes à réfléchir et donner leur opinion. Ce qui me surprend le plus à Taiwan, c’est que les étudiants sont constamment amenés à discuter en classe et faire valoir leur point de vue, autant oralement que dans les travaux à remettre. Les enseignants s’intéressent réellement aux pensées de leurs étudiants et cherchent à animer des discussions de groupe afin de partager des idées et d’en opposer d’autres.

Lors de mon premier travail universitaire, j’étais amenée à me prononcer sur le droit à l’éducation. Pour être honnête avec vous, je ne savais pas par où commencer ni quoi dire. À l’UQAM, nos enseignants nous disent constamment que nos textes ne doivent pas contenir de phrases personnelles, car un étudiant universitaire n’est pas réellement une source de référence. À Montréal, nous devons continuellement faire des recherches et prouver nos travaux par des phrases de spécialistes renommés. Notre opinion n’est jamais valide et toutes les phrases contenant les mots Je ou Nous sont proscrites.

Ici, mon enseignant me dit : après ta recherche, je veux savoir ce que tu en penses, ce qui est important pour toi et les critiques que tu peux en faire.

Quoi ? Moi, Véronique Teoli, étudiante de deuxième année en relations publiques, j’ai le droit d’avoir une opinion et de l’inscrire dans un travail universitaire. Quelqu’un s’intéresse à ce que je pense, c’est nouveau. Hum… Attendez, je n’ai jamais été réellement habituée à trouver mes opinions par moi-même et encore moins à chercher dans ma tête ce que je pense réellement. Pour moi, la vérité absolue vient (et doit provenir) de chercheurs qui ont fait leurs preuves.  J’ai rapidement réalisé que ce n’était pas simplement M. Chen qui agissait ainsi, mais tous mes enseignants. L’éducation taiwanaise est fondée sur l’esprit critique des étudiants et amène ces derniers à réfléchir, à se positionner, à trouver des exemples, à débattre et à interpréter divers sujets. Chaque enseignant cherche à savoir comment la matière qu’il nous enseigne nous affecte, et ce que nous en pensons.

Après 9 semaines de cours, je peux affirmer que toutes ces discussions et réflexions me font mieux comprendre la matière et je m’en rappelle beaucoup plus. Sans dénigrer l’éducation au Québec, j’ai réalisé que celle-ci est surtout basée sur un enseignant qui explique sa matière devant une classe pendant que les étudiants recopient ce qu’ils entendent. Le cours suivant, on a souvent oublié la matière dont il était question la dernière fois.

À Taiwan, les enseignants répètent beaucoup afin de s’assurer de la bonne compréhension de leurs élèves et interagissent avec eux. Je n’ai jamais été aussi proche de mes enseignants qu’à Taiwan, car j’ai réellement le sentiment qu’ils s’intéressent à moi. J’ai le sentiment qu’ils enseignent par passion et qu’ils souhaitent sincèrement que je comprenne le message du cours. Ils posent souvent des questions ouvertes et animent des discussions en classe. Parfois, les discussions sont aussi simples que : pouvez-vous me répétez dans vos mots les différentes étapes de la structure mythique, et essayons de faire un exemple selon vos connaissances. En effet, le fait d’avoir réfléchi aux différentes notions apprises ou de m’être questionnée sur celles-ci me rendent beaucoup plus intéressée face au sujet du cours et je participe beaucoup plus en classe. Mon étude me semble aussi beaucoup plus simplifiée puisque j’ai bien compris les sujets abordés et l’intérêt de ceux-ci. Combien de fois à Montréal je n’ose pas lever la main ou encore je ne comprends pas du tout pourquoi l’on parle d’un tel sujet.

Comme je l’ai déjà mentionné dans un autre article, je crois, entre 10 et 30% de mes résultats incluent la participation en classe et aux devoirs demandés. C’est très rare que nous ayons des points de participation à Montréal. Ici, plus on lève la main lorsque le professeur pose des questions et plus on s’intéresse au sujet enseigné, meilleure est notre note au niveau de la participation. Cette note inclut aussi les présences aux cours, qui sont prises à chaque début de cours et la remise des devoirs.

J’ai réellement été frappée par la différence au niveau de l’enseignement ici et je crois que l’enseignement taiwanais concorde plus avec mes valeurs. Certains savez que j’enseigne le plongeon et que j’offre des séances de préparation au secondaire à des enfants. Dans les deux cas, j’ai toujours voulu être proche de mes étudiants/athlètes et je leur pose souvent des questions concernant ce que nous apprenons et pourquoi cela est important. À Taiwan, j’ai trouvé un enseignement qui rejoint ma façon de penser. Un enseignement qui place les étudiants au cœur des matières enseignées en leur montrant qu’ils sont importants et que leurs opinions valent quelque chose.

Un peu comme le secondaire

Tout n’est pas 100% rose, comme partout. Un autre aspect de l’enseignement qui diffère de chez nous est le nombre d’assignements. Dans tous mes cours, à l’exception de 1, j’ai énormément de devoirs. Chaque semaine, je reçois un nouveau devoir à remettre au prochain cours ou au cours suivant. Il s’agit de lectures, d’analyses, de vidéos, de dissertation, de travaux, bref peu importe. Ici, nous avons beaucoup de petits travaux à remettre qui sont obligatoires. La non-remise d’un travail peut conduire à la note 0 dans le cours. L’objectif de garder les étudiants actifs concernant la matière enseignée, les préparant du même coup aux examens. Bien entendu, nous avons aussi des travaux de mi-session et de fin de session, mais ceux-ci sont beaucoup moins volumineux comparativement à ceux demandés à Montréal. Ceci est logique puisque nous avons beaucoup moins de temps pour les faire considérant que nous avons un travail à remettre chaque semaine. Je travaille beaucoup même si mon blogue présente presque juste des photos de voyage!

Ainsi, on ne chôme pas à Chengchi University. Je crois apprécier le principe de plusieurs travaux à remettre chaque semaine, comme au secondaire, car cela me permet de rester concentrée sur ce que j’apprends et me permet de vérifier immédiatement auprès de l’enseignant si j’ai des difficultés. Je crois que j’aimerais avoir ce genre d’enseignement à Montréal puisque cela nous donne un certain feedback chaque semaine. Toutefois, en tant qu’étudiante étrangère, je souhaite aussi voyager et visiter. J’aime avoir le temps de sortir et d’explorer Taiwan, ce qui demande de longs déplacements et beaucoup d’organisation. J’aimerais bien avoir un travail de session et seulement deux examens. Cela me donnerait pas mal plus de temps pour voyager 😛

Ouverture d’esprit

Après tout, je peux vous dire que je vis réellement une expérience fantastique. Pour vous donner un exemple, le cours : le droit fondamental de l’éducation à travers le monde est un cours que j’ai choisi puisqu’il adonnait bien dans mon horaire et semblait intéressant. Le premier cours, je me suis dit bon, force-toi à écouter et tu pourras facilement passer. Devinez quoi, ce cours est mon préféré. Je me sens tellement impliquée et concernée par le sujet que je mets énormément, TROP, de temps à faire mes devoirs chaque semaine.

Je n’avais jamais imaginé être aussi étonnée par la différence d’enseignement entre le Québec et Taiwan, je n’avais même pas pensé qu’une différence aussi flagrante pourrait exister. Après tout, l’université c’est l’université. Je suis heureuse de vivre cette différence, chaque jour où je me présente en classe. Mon esprit est beaucoup plus ouvert et j’ai appris à me faire confiance. Ici, j’ai appris que mes opinions ont une valeur et qu’en réfléchissant sur les sujets abordés en classe, je me sens beaucoup plus concernée par ceux-ci. J’ai appris à m’exprimer (en anglais) et me positionner en tant qu’étudiante. Je vois la valeur de l’éducation et cet échange m’apporte énormément plus que j’avais anticipé, pour toutes les raisons que je viens de vous expliquer.

Merci la vie de me faire découvrir d’aussi belles choses, dont plusieurs sur moi.

Je vous laisse sur des belles photos de moi, Nikita et Sebastian devant Sun Yat Sen Memorial

 

 

 

Encore d’autres visites à Taipei !

Les beautés naturelles du pays sont par milliers. Chaque jour, j’admire de mon mieux ce que Taiwan a à offrir aux plus observateurs.

Dernièrement, j’ai voulu voyager un peu plus à travers ce magnifique pays pour y découvrir d’autres images que celles des villes. Les voyages en train et en autobus son fréquents et parfois très longs. Les auberges jeunesses sont nos choix de prédilections, les lits simples superposés avec des inconnus dans nos chambres, idéaux. C’est comme ça qu’on voyage les jeunes pour sauver de l’argent.

Yehliu GeoPark

Un lundi matin je me suis réveillée avec l’envie de découvrir un nouvel endroit à Taipei. Je voulais un petit voyage simple, près et d’une seule journée. J’ai cherché en ligne, Top 10 things to do in Taipei, parce que c’est réellement comme ça que j’organise nos sorties, et je suis tombée sur Yehliu Geopark. Ce parc naturel fait parti des endroits les célèbres du monde pour ses formations rocheuses, créées par l’érosion.

On s’est donc levé à 7h00 ce matin-là pour prendre un autobus (2h de route) qui nous a débarqués directement à l’entrée du parc. Malheureusement, mon ami Xavier s’est trompé d’arrêt d’autobus et il a dû faire le trajet tout seul. J’ai bien essayé de retenir le chauffeur de mon mieux en ayant perdu mon billet de bus, en posant des questions sur le trajet, le chemin, etc. Chaque ami prenait un temps fou pour entrer dans le bus. J’ai même dit au chauffeur qu’il était en avance de 3 minutes et que nous devrions attendre, car nous savons que quelqu’un d’autre voudrait prendre le bus. Malgré tous ces efforts, Xavier était au mauvais arrêt de bus, sans téléphone. Il nous a donc rejoints 30 minutes plus tard en prenant le bus suivant….

Cette journée-là, j’ai découvert une de mes peurs. J’ai peur de marcher sur des rochers et de sauter par dessus des trous. Dans plusieurs parcs nationaux, nous nous aventurons vers les sentiers plus difficiles et je dois user de flexibilité, de force et d’agilité pour marcher. Mais cette journée-là, il pleuvait et les rochers étaient glissants ET j’ai ressenti de la peur. Heureusement, Xavier était là pour me donner la main et m’aider quand je devais sauter 🙂

J’ai aussi réalisé que plusieurs touristes Chinois abordaient fièrement un poncho ainsi que des bottes poncho. Je me suis dit que cela devait être terriblement glissant, mais pratique. Que pensez-vous de ce style?

Taroko National Park

Un mercredi soir, seule dans mon appartement, je clavarde avec mes amis sur Facebook. Un d’entre eux me dit qu’ils partent vendredi pour Taroko et que je suis la bienvenue pour me joindre à eux. J’hésite, je ne connais pas vraiment les gens qui y vont et c’est très dernière minute. Bref, je regarde en ligne et le voyage semble super beau. Sur un coup de tête, je dis oui et je fais mon sac. Deux matins plus tard, je me retrouve dans le train avec de nouveaux amis, à la recherche d’aventures.

Taroko est un parc immense et il nous était impossible d’y marcher. À notre arrivée, nous avons donc choisi de louer des scooters. Ne vous inquiétez pas, je ne conduisais pas. Nous étions beaucoup plus en sécurité ainsi. Voici tout de même un résumé de nos aventures:

1- Premier kiosque de location : Impossible de louer sans passeport. Un seul d’entre nous avait son passeport, mais nous avions besoin de 3 scooters. On part donc à la recherche d’un autre magasin de location. On apprend qu’il n’y en a pas d’autres officiels dans la ville….

2- On marche dans la rue lorsque j’apperçois un petit magasin sale qui expose quelques scooters. Je vais voir le vendeur et essaie de lui expliquer que nous voulons 3 scooters pour deux jours. Il refuse, accepte pour un scooter, un jour. J’essaie de nouveau de lui expliquer et soudainement, nous avions 2 scooters pour 2 jours. Bref, je pointe un 3e scooter, demande de faire un prix et de nous l’offrir. J’ai presque atteint mon but lorsque le boss arrive, chicane l’employé et nous dit que ces scooters sont pour exposition seulement, car il souhaite les vendre. Nous avions donc 0 scooter pour 0 jour. Nous rediscutons avec le boss du mieux que l’on peut et quelques mouvements de danse, de bras, de signes, de sourires et des beaux yeux, plus tard, nous avions 3 scooters pour 2 jours en échange de nos cartes étudiantes et de 15$ canadiens par scooter….. Nos cartes étudiantes chinoises… Excellent! On part !

3- On va mettre de l’essence dans ces petites machines-là et ça nous coute 4$ canadien. Adieu mon budget de riche! On roulait en direction du parc et je trippais ma vie derrière mon chauffeur Nacho et en étant passagère, je pouvais profiter pleinement de la vue sans être concentrée. Nacho et moi prenons quelques mètres d’avance sur nos amis et explorons la route. On roule sur une ligne droite, environ 75km/h, la vitesse permise est 90km/h. Au bout de 10 minutes, nous réalisons que nous ne voyons plus du tout nos amis…. Où sont-ils? Merde, peut-être qu’ils ont eu un accident… On revient sur nos pas pour découvrir que le scooter d’Alessio ne roulait plus… Il avançait à 10km/h….

4- Retour vers le magasin de location pour échanger le scooter. Nous pensions qu’Alessio n’allait jamais s’y rendre. Marcher était plus rapide que son scooter qui ne coopérait plus du tout… Nacho et moi prenons donc de l’avance et allons demander d’en préparer un nouveau. J’ai aussi barguiné pour mon ami un remboursement sur le gaz qu’il avait mis dans le véhicule. Ben oui, je suis comme ça, je barguine et ça marche. L’autre jour au Subway j’ai eu un rabais employé juste avec mes beaux yeux devant le caisier. Bref, 25 minutes plus tard, Alessio arrive enfin et nous repartons vers le parc, là où nos autres amis nous attendent.

5- De retour à la station d’essence pour Alessio. On descend à peine de nos scooters que nous entendons un énorme bruit, suivi d’un son aigüe tel un dégonflement…. Pas vrai, le scooter d’Alessio venait d’attraper un énorme flat et son pneu se dégonflait super rapidement…. Wow, quelle chance. On appelle notre vendeur qui vient le chercher en camion et le ramène au magasin. Alessio n’a pas voulu d’un 3e scooter, lui qui avait son passeport, est retourné au premier magasin pour se procurer un nouveau scooter.

6- Après avoir mis du gaz pour une 3e fois et avoir perdu 3 heures de notre journée, Alessio, Nacho et moi arrivons au parc pour rejoindre nos amis. En plein milieu du chemin, une halte routière nous indique qu’après 17h00, il est impossible d’avoir accès à cette 2e partie du parc. Il fallait passer avant. Nous, nos amis sont de l’autre côté. Nous, on voulait vraiment passer. Rien n’a fonctionné. On a donc décidé de visiter le premier côté du parc par nous-mêmes en attendant que nos amis nous rejoignent lorsque la piste allait réouvrir, soit 3 heures plus tard…

7- Avant le souper, on s’arrête dans un café du parc pour se réchauffer puisqu’il pleuvait. Aucune chance, ce café ne sert pas de café, il est Sold Out. Nous pouvions seulement commander du riz. Oui, un café qui sert bien du riz, mais pas de café. On devait s’y attendre.

Bref, toute une journée remplie de fous rires et de mésaventures qui rendent l’histoire beaucoup plus drôle 🙂

Le lendemain, nous sommes partis très tôt et avons visité la 2e moitié du parc. Nous avons vu de magnifiques paysages en scooters et d’autres à pieds. Encore une fois nous étions dans des sentiers plus ou moins fermés dû aux typhons.  J’ai d’ailleurs gardé mon casque de scooter durant toute la randonnée! J’aime mieux ne pas vous dire où nous avons marché en se tenant parfois sur des cordes puisque les pistes n’étaient plus réellement existantes! Ne vous inquiétez-pas, nous n’étions pas les seuls. J’ai d’ailleurs rencontré de nouveaux amis là-bas : 2 singes, 3 aigles, une souris, un bambi et 2 oiseaux inconnus.

Finalement, le dimanche il faisait beau et nous avons profité de la plage avant de repartir vers Taipei. L’eau était grise comme de la roche, les vagues étaient géantes et l’expérience magnifique.

 

La suite des aventures loufoques dans le prochain article 🙂